Pour mon premier compte rendu de concert, on va parler d’une séparation (tristement):
Soranaki termine sa tournée « otogibanashi » au Shibuya Kinmirai Kaikan le samedi 4 avril 2026, et marque en même temps la séparation du groupe, après deux ans et demi d’activité.
C’était l’un des premiers dominors (groupe indépendant) que j’ai activement suivi depuis mon retour au Japon, il y a à peu près 2 ans. Grâce à eux, j’ai pu découvrir d’autres groupes, faire plein de rencontres, ils venaient pratiquement tous les mois à Osaka et rythmaient, en quelque sorte, mon quotidien.
Au programme du jour:
6h30: arrivée à l’arrêt de bus de la station de Tokyo, direction Shibuya pour me rendre au netcafé histoire de rattraper quelques heures de sommeil et me refaire une fraicheur. Ma chaine de prédilection étant très cher le week-end, spécifiquement dans ce quartier pour une raison qui m’échappe, après quelques déboires j’ai réussi à trouver un endroit qui convenait à mon budget et mes besoins.
15h: je récupère mes tickets de 2shots et vais à la séance photo, qui avait été reprogrammé à avant le concert en même temps que l’annonce de la séparation. Je suis passée avec Yakumo, le batteur, on a aussi le temps d’échanger quelques mots, mais comme à chaque fois, je ne sais jamais quoi dire. Je retourne ensuite à la gare de Shibuya pour mettre mes affaires en consigne, déambuler dans les rues et manger un peu avant l’heure d’entrer dans la salle.
18h: les portes de la salle s’ouvrent, on est appelés dans l’ordre de nos numéros, je dois faire la queue dehors mais heureusement la pluie s’était calmée. Le concert est prévue de débuter à 19 heures.
22h: je rejoints une amie à Shinjuku et on passe la soirée ensemble avant de reprendre le bus de nuit pour rentrer à la maison.
La salle:
C’est la première fois que je me rendais au Shibuya Kinmirai Kaikan, qui se trouve, comme son nom l’indique, dans le quartier de Shibuya. Un peu à l’écart des salles dont j’ai l’habitude de me rendre, les portes du bâtiment s’ouvrent sur deux escaliers: un qui monte, un qui descend. Un grand néon montre le bon chemin, qui mène bien profond sous terre. La capacité est d’environ 300 personnes, pas très profonde mais plutôt large. Même avec le rideau fermé, on voyait l’ombre des musiciens refléter sur le mur.
Le concert:
Avec mon numéro, j’avais peur de me retrouver derrière, alors qu’à leurs concerts j’avais l’habitude du deuxième rang, voire parfois de la barricade. Mais de place libre en place libre, j’ai réussi à me faufiler au troisième rang, pile dans l’axe de la batterie. Dès leur apparition sur scène, ça criait le nom des membres.
Chaque chanson qui passait me rappelait que c’était la dernière fois que je les entendais en concert. Leur musique est énergique et entraînante, je headbangais comme si c’était la dernière fois (tout mon corps faisait mal pendant 2 jours après).
Après le moment où les membres sont descendus de scène, tout le monde criait au encore, ils sont revenus après peut-être 10 minutes en portant les tshirts d’anciens merchs officiels. Naki, le chanteur, était inconsolable (d’ailleurs je veux bien que son make up artiste me donne la référence de ses produits). Vu l’histoire derrière Soranaki, on peut comprendre à quel point ce groupe lui tenait à cœur. Le chanteur, le guitariste et le batteur étaient venus tous les trois à Tokyo, sans connaitre personne sur place, c’est tout naturel qu’ils ont commencé leur projet à eux, et même si leur premier bassiste les avait quitté en cours de route, sûrement qu’à eux trois, c’était ensemble ou rien.
Pour marquer la fin, le tissu de mon éventail a commencé à se détacher à la fin du concert. Au final, je n’ai pas pleuré, mais leur séparation me laisse tout de même morose.
Si je n’avais qu’un mot à leur dire: merci pour tous ces souvenirs.


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