jeudi 30 avril 2026

21 avril 2026 - Mamireta, Senketsu A kochan, Karisome


Mardi dernier, je me suis rendue à une date de la tournée du taiban « Yukashita Jinrui Hoshoku Keikaku, Atarashii Tomodachi to Issho » (床下人類捕食計画 新しい友達と一緒) entre Mamireta, Senketsu A-ko chan et Karisome avec une amie à la salle Club Vijon, à Osaka.

La salle: Kita Horie Club Vijon se trouve à une dizaine de minutes à pieds de Shinsaibashi, ce qui est relativement éloignée des salles dont j’ai normalement l’habitude. En sous-sol, l’entrée sentait fort la cigarette, et effectivement la zone fumeur se trouve juste à côté. Un long et fin couloir qui sert à la fois de bar et de zone de vente des artistes sépare l’entrée et la salle. La salle n’est pas très grande avec une capacité de 150 personnes. Je me suis retrouvée au sixième rang, et étant donné que la scène est relativement haute la vue était aussi bonne. 

Le concert:

Première partie: Senketsu A ko chan/鮮血A子ちゃん

Un groupe que je sais relativement populaire, particulièrement parmi la communauté étrangère de visual kei, c’était la première fois que je les voyais en concert. D’après les vidéos de concerts que j’ai aperçu du groupe et les rumeurs sur internet, je m’attendais à beaucoup de choses, et l’expérience m’a effectivement marqué. Musicalement, c’était intéressant, j’ai bien aimé les effets de voix. Les autres fans autour étaient plutôt impliqués dans les furi et je me joignais avec joie dans les mouvements, mais le show ne m’a pas séduite plus de ça. Mais surtout, Hiro parle beaucoup, un peu trop et va un peu dans tous les sens. Même le rideau qui s’est refermé près de 5 minutes après la fin supposée, il s’est positionné devant, expliquant qu’il allait donner sa cisaille qu’il avait cassé, qu’il devait en racheter une, et que d’une certaine manière on était tous connectés (ou plutôt, tsunagari). On a même pu apercevoir le groupe suivant derrière attendre dans le fond de pouvoir commencer à préparer la scène pour leur session. Tout le long avec mon amie, on s’est échangées plusieurs regards perplexes. Quelqu’un a fini par l’attraper et le tirer vers derrière les rideaux.

Deuxième partie: Mamireta/まみれた

Le groupe que j’étais venue voir en particulier. Ils ont commencé un peu en retard, et la basse n’était même pas bien accordée. Batsu invitait beaucoup le fond de la salle à participer et à crier.

Il n’y a pas de chansons de Mamireta que je n’aime pas, mais la setlist m’a particulièrement plu, étant donné que certaines chansons que j’écoute en boucle récemment sont passées, comme Gomi Asari Junrenka (ゴミ漁り純恋歌) et Kanashimi 3 chome (悲しみ三丁目). Je me souviens toujours du tweet de l’ancien compte de Morita, où il avait mentionné que Sakura Frappuccino (桜フラペチーノ) était l’une de ses chansons préférés dans le mini album Moshi Moshi à l’époque, ce qui fait que cette chanson compte aussi beaucoup pour moi. Shiin Kurashi (死因:暮らし), bien que demandant au niveau du cou, je ne me lasse jamais des furis pendant le pont. On a aussi pu écouter une chanson du nouveau mini-album, retardé à l’époque mais déjà sorti au moment où cet article est publié (d’ailleurs allez l’écouter il est très bien).

Pendant Shujitsu owari (終日終わり), Batsu a crié de commencer à fermer le rideau au bout de deux répétitions de la loop, par faute de temps. Cependant, ça ne l’a pas empêché après de faire le show dans toute sa splendeur: se rouler par terre en crachant de l’eau sur les gens, descendre l’estrade sur le sol et nous faire faire un circle mosh autour (deux fois, dans les deux sens), attraper un gars pour faire saute-mouton… Il a aussi eu la gentillesse de rendre un porte-clef My Melody qu’il avait ramassé.

Troisième partie: Karisome/カリソメ

Après tout le retard accumulé, Karisome est monté sur scène à peu près au moment où le concert aurait dû se terminer. Beaucoup de personnes étaient déjà partie à ce moment là, sûrement car l’horaire du dernier Shinkansen se rapprochait dangereusement pour les personnes qui ne sont pas de la région. Le groupe est relativement récent (3 mois). Je ne m’attendais pas à grand chose et prévoyais de me reposer un peu et de regarder calment la session. La musique était au finale entrainante et je me retrouvais à headbanger sans m’en rendre compte.

Et rien ne vaut un Shandy Gaff au Torikizoku du coin pour se remettre de ses émotions (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé).


mercredi 8 avril 2026

4 Avril 2026 - Soranaki, Otogibanashi et séparation du groupe

Pour mon premier compte rendu de concert, on va parler d’une séparation (tristement):


Soranaki termine sa tournée « otogibanashi » au Shibuya Kinmirai Kaikan le samedi 4 avril 2026, et marque en même temps la séparation du groupe, après deux ans et demi d’activité.


C’était l’un des premiers dominors (groupe indépendant) que j’ai activement suivi depuis mon retour au Japon, il y a à peu près 2 ans. Grâce à eux, j’ai pu découvrir d’autres groupes, faire plein de rencontres, ils venaient pratiquement tous les mois à Osaka et rythmaient, en quelque sorte, mon quotidien.


Au programme du jour:

6h30: arrivée à l’arrêt de bus de la station de Tokyo, direction Shibuya pour me rendre au netcafé histoire de rattraper quelques heures de sommeil et me refaire une fraicheur. Ma chaine de prédilection étant très cher le week-end, spécifiquement dans ce quartier pour une raison qui m’échappe, après quelques déboires j’ai réussi à trouver un endroit qui convenait à mon budget et mes besoins.

15h: je récupère mes tickets de 2shots et vais à la séance photo, qui avait été reprogrammé à avant le concert en même temps que l’annonce de la séparation. Je suis passée avec Yakumo, le batteur, on a aussi le temps d’échanger quelques mots, mais comme à chaque fois, je ne sais jamais quoi dire. Je retourne ensuite à la gare de Shibuya pour mettre mes affaires en consigne, déambuler dans les rues et manger un peu avant l’heure d’entrer dans la salle.

18h: les portes de la salle s’ouvrent, on est appelés dans l’ordre de nos numéros, je dois faire la queue dehors mais heureusement la pluie s’était calmée. Le concert est prévue de débuter à 19 heures. 

22h: je rejoints une amie à Shinjuku et on passe la soirée ensemble avant de reprendre le bus de nuit pour rentrer à la maison.


La salle:

C’est la première fois que je me rendais au Shibuya Kinmirai Kaikan, qui se trouve, comme son nom l’indique, dans le quartier de Shibuya. Un peu à l’écart des salles dont j’ai l’habitude de me rendre, les portes du bâtiment s’ouvrent sur deux escaliers: un qui monte, un qui descend. Un grand néon montre le bon chemin, qui mène bien profond sous terre. La capacité est d’environ 300 personnes, pas très profonde mais plutôt large. Même avec le rideau fermé, on voyait l’ombre des musiciens refléter sur le mur.



Le concert:

Avec mon numéro, j’avais peur de me retrouver derrière, alors qu’à leurs concerts j’avais l’habitude du deuxième rang, voire parfois de la barricade. Mais de place libre en place libre, j’ai réussi à me faufiler au troisième rang, pile dans l’axe de la batterie. Dès leur apparition sur scène, ça criait le nom des membres.

Chaque chanson qui passait me rappelait que c’était la dernière fois que je les entendais en concert. Leur musique est énergique et entraînante, je headbangais comme si c’était la dernière fois (tout mon corps faisait mal pendant 2 jours après). 


Après le moment où les membres sont descendus de scène, tout le monde criait au encore, ils sont revenus après peut-être 10 minutes en portant les tshirts d’anciens merchs officiels. Naki, le chanteur, était inconsolable (d’ailleurs je veux bien que son make up artiste me donne la référence de ses produits). Vu l’histoire derrière Soranaki, on peut comprendre à quel point ce groupe lui tenait à cœur. Le chanteur, le guitariste et le batteur étaient venus tous les trois à Tokyo, sans connaitre personne sur place, c’est tout naturel qu’ils ont commencé leur projet à eux, et même si leur premier bassiste les avait quitté en cours de route, sûrement qu’à eux trois, c’était ensemble ou rien.


Pour marquer la fin, le tissu de mon éventail a commencé à se détacher à la fin du concert. Au final, je n’ai pas pleuré, mais leur séparation me laisse tout de même morose.


Si je n’avais qu’un mot à leur dire: merci pour tous ces souvenirs.